Je laisse à mon épouse le soin de vous annoncer la nouvelle … elle sait aussi bien que moi …
Après toutes les embuches rencontrées depuis le début de mon combat, le seul et unique obstacle que je n’avais jamais envisagé, c’est que les clichés rendus par les examens cliniques si fréquents ne soient pas en concordance avec la triste réalité … et pourtant, il faut se rendre à l’évidence : en m’ouvrant l’abdomen ce matin, les chirurgiens n’ont pu que constater l’ampleur des dégâts. La maladie a progressé bien plus qu’initialement supposé, me rendant totalement et définitivement inopérable …
Me voici donc remonté dans ma chambre plus rapidement que prévu, en colère, sans tuyaux dans le nez, oui, mais tellement, tellement déçu de ce dernier revirement ! Je suis à nu, au propre comme au figuré, le ventre ouvert sur plus de 25 cm, sans qu’on aie pu m’arracher l’ennemi. Pourquoi moi ? pourquoi encore ? Je sais que je ne peux pas me fier à mes émotions ce mercredi, elles sont amplifiées par toutes les substances qui ont envahi mon corps depuis ce matin. Néanmoins, je suis bien capable d’éprouver une immense tristesse et un profond découragement. Je me dis que c’était ma dernière carte, et que la partie est terminée …
Quelle vie de merde !
Personne n’a le droit de prétendre le contraire, au moins pour aujourd’hui !











11 commentaires
Flux des commentaires pour cet article
31 mars 2010 à 18:42
Philippe
Que dire…. c’est tellement surréaliste comme nouvelle ….
On pouvait éventuellement imaginer une petite complication ….mais ça c’est trop
Suis assommé….
SHIT SHIT SHIT SHIt et courage courage courage
1 avril 2010 à 09:26
sandrine
Jean -phi, …si tu savais ce qu’on pense à toi ici, depuis toute le semaine dernière, lundi, mardi et puis mercredi…
Ca, ce n’était vraiment pas ce à quoi on s’attendait ….pas du tout ce que je pensais entendre!!
Je te donne tout ce que je peux te donner comme courage, soutien et force
…xxx
1 avril 2010 à 10:59
Pierre
Oui… pourquoi toi ?! ce n’est pas juste.
Tout espoir n’est peut-être pas perdu !
Repose-toi bien pour reprendre des forces…
1 avril 2010 à 13:33
Danièle
Effectivement, quelle vie de merde !!!
Pourquoi une telle injustice alors qu’il y a tant d’enfoirés qui pourrissent la vie des autres et ce jusqu’à la fin !!!
Que dire ? les mots sont tellement impuissants ! Toujours y croire, ne jamais laisser tomber et puis la mauvaise nouvelle !!
Je suis dégoutée mais je suis du fond du coeur avec toi et ta famille !!!
Danièle
1 avril 2010 à 14:44
Robert
Je viens de lire votre dernière entrée sur votre blog et il n’y a rien que je puisse te dire pour adoucir ta douleur.
Malgré qu’on ne se connaisse pas personellement, toi et ta famille restent dans mes pensées.
1 avril 2010 à 20:16
Luc
Combien sont-ils qui, comme moi, ont lu ton message de ce matin et sont restés… sans mots… ?
Alors, je me lance, moi aussi. L’ambiance à la c… au bureau ce matin, tout le monde a lu, se regarde en coin, n’ose pas échanger… On a tous le même sentiment, la pluie tombe, ca fait ch… mais on ne peut pas l’arrêter…
Ne compte donc pas les messages pour évaluer le nombre de gens qui pensent à toi, qui ont pensé à toi toute la journée, qui vont penser à toi dans les jours qui viennent, ils sont une armée… juste pas formée à ce genre de combat. Qui l’est ?
Je suis comme les autres, désarmé…
Je me dis juste que si, en ce moment, regarder devant t’affaiblit dans ta détermination, parce que les nuages s’amoncellent, alors pour un instant, ou le temps nécessaire, regarde en arrière : ce n’est que provisoire mais regarde le chemin accompli !
Regarde ta famille, regarde ton parcours… et sois fier, man !
T’as pas démérité jusque là, tu as eu des succès, tes proches et nous en sommes témoins.
Je ne sais pas plus que les autres ce dont tu as besoin aujourd’hui : mais tant pis, je t’envoie de l’amour, du respect profond, l’envie de te serrer dans mes bras, de te regarder droit dans les yeux et de te dire ‘courage’.
Si mon message est maladroit, pardonnes-moi : mais au moins j’ai osé. Et pour celles ou ceux qui n’oseront pas, je propose d’oser. Juste un mot, ou une signature sans un mot, ça suffit, ou juste “on t’aime”…
Mais tu le mérites, man. On est avec toi et tes chéries par le coeur et l’esprit.
Luc Thunissen
1 avril 2010 à 20:22
Luc
Et après avoir lu celui-là, lis celui-ci !
La bagarre n’est pas finie !!!
Courage, man !!
1 avril 2010 à 21:52
Sophie
En effet… quelle vie de merde…
Depuis la lecture de ton blog ce midi, je n’arrête pas d’y penser, de penser à toi, ta femme, ta fille, tes proches, … j’imagine la fatigue, le désarroi, la haine, la tristesse et la douleur face à cette injustice. Parce que quand on est quelqu’un de bien, qu’on est aimé si profondément, qu’on se bat si fort, … ça ne devrait pas exister des mauvaises nouvelles comme ça. Je me sens maladroite dans mes mots. Sache que nous sommes très nombreux à penser très fort à toi et à ta petite famille, à admirer ton combat, ta force et à avoir été anéantis aujourd’hui en te lisant (ou en lisant ta femme, mais c’est pareil)…
Toutes nos pensées vont vers vous…
1 avril 2010 à 22:28
Philippe Sageot
Hello Jemphi.
Je suis, comme tout le monde, atterré par ces nouvelles, aussi dures qu’improbables et révolantes… Notre soutien à tous n’en est que renforcé. Voilà en tous cas une certutide sur laquelle tu peux compter. Une goutte bien sûr dans ton océan de doute. Qu’elle te tienne la tête hors de l’eau est mon (notre) plus profond et sincère voeu. Biz
2 avril 2010 à 10:16
Delphine
… j’accompagne ta colère, ta tristesse et ton découragement… comme le gars qui l’a si bien dit là au dessus, je t’envoie tout ce que sais t’envoyer du bas de mon impuissance: beaucoup d’amour, d’énergie, de force et de courage!
Delphine
2 avril 2010 à 14:26
jjd
Cher Jemphi,
Edouard m’a donné de tes nouvelles et je découvre le détail ici.
Alors mon message avant d’avoir l’occasion de tchatcher sur l’avenir de vive voix ( et vite!): ce n’est qu’un début, continue le combat!
Nous sommes tous à tes côtés. Aux moments de découragement comme aux instants plus positifs…
JJ