Je ne me suis jamais imaginé la difficulté de se préparer à une chirurgie aussi lourde. Mes affaires avaient été minutieusement préparées, j’étais prêt, réveillé depuis 4h30 du matin, anxieux.
Deux heures avant mon hospitalisation, je reçois un coup de fil du médecin : Mon intervention chirurgicale de demain ne se fera pas, il souhaite absolument me voir cet après-midi, “c’est long à expliquer”.

Ce matin, lors de la préparation de mon opération chirurgicale, les chirurgiens découvrent, sur des scanners plus précis, 2 ganglions, juste derrière l’aorte, inaccessibles par l’ouverture de l’abdomen, trop risqués à opérer.
Quelle saloperie! J’ai le ventre envahi de ganglions cancéreux et de métastases, et comme si ce n’était pas suffisant, il faut qu’on en trouve 2 autres juste derrière l’aorte, quasiment hors d’atteinte.

Ce coup de fil m’anéantit, tout est, à nouveau, remis en question.

Je suis en colère, j’ai perdu le moral et ce n’est pas ce soir que je le retrouverai.
Il me faut du temps, du repos et peut-être que je pourrai me relever…

Je hais ce cancer, plus que tout !