“Mais non ma puce, ton t-shirt n’est pas trop long. D’ailleurs ta jupe dépasse encore un peu.
Quoi? Tu hésites à le porter ce soir?
Ce serait dommage car j’imagine mal maman te laisser aller à l’école avec ce truc noir des Jonas Brothers, digne d’un t-shirt KISS ou ACDC achété Galerie Agora…
Bon, laisse-le, il n’y aura pas de meilleure occasion.
On file, on va être en retard”.
Et oui, hier soir j’ai emmené Emma et sa copine au Sportpaleis d’Anvers pour assister au concert des Jonas Brothers.
Je vous vois déjà sourire, mais je vous assure que l’expérience mérite d’être vécue : 15 mille personnes dont, à mon avis, 13.890 gamines hystériques et décidées à hurler jusqu’à la rupture des cordes vocales.
On est dimanche, 21 heures et j’ai toujours le tympan gauche enflé et bourdonnant.
Je vieillis ou quoi!? Mais non, c’est la sono qui était trop puissante.
“T’as pas les oreilles bouchées, Emma?
- Non
Ca allait quand même un peu fort…
- Oh non, c’était génial!”
Ok, je me suis chopé un coup de vieux.
Cependant, les filles se sont éclatées et ont passé deux heures debout sur leur chaise à danser, chanter et pousser ce fameux glapissement -aigu par définition-, celui-là même qu’un humain du genre masculin est incapable de reproduire.
C’était ma première sortie dans la foule depuis le début de mes séances de chimiothérapie, il y a près d’un an. Par prudence, je m’étais gardé de côtoyer des lieux publics trop fréquentés. Je suis content que cette première laissera un nouveau souvenir dans le coeur d’Emma.

Demain, j’entame une nouvelle semaine décisive.
Mercredi, je rentrerai, à l’aube, à la clinique pour un bilan complet. IRM, Pet Scan et prises de sang. Les résultats ne tomberont que vendredi après-midi.
Pourrai-je mieux gérer la pression? Aucune idée.
Je compte bien me concocter une semaine bourrée d’activités diverses, histoire de minimiser le stress.
Faites-vous une idée de ce qui a grillé mes tympans… et diminuez un peu le volume avant de cliquer sur Play.











1 commentaire
Flux de commentaires pour cet article
19 novembre 2009 à 15:18
Denis
Trop drôle les cris de bonheur… j’adoooorrrrreeeeee